Sans musique, la vie serait une erreur. Rien ne saurait mieux résumer le lien passionnel, confinant à l’addiction, qu’entretient Quentin Sauvé avec la musique. Tombé dedans tout petit – il joue dans son premier groupe à 10 ans à peine -, le Lavallois n’a jamais cessé d’éprouver ce besoin vital, cathartique, de dire par la musique ce que les mots ne savent pas exprimer.
Qu’il feraille au sein du trio Birds In Row, dont le punk-hardcore rageur et convulsif, acclamé par la critique, de Télérama à Pitchfork, rencontre une audience internationale, ou bien qu’il délivre en solo son Indie-folk hypersensible, Quentin trace le même (micro)sillon : celui d’un alchimiste qui détient le secret de transformer ses idées noires en beauté brute.
Son dernier album solo en témoigne mieux encore que les deux précédents : l’écriture de ce disque, entrepris comme une thérapie, l’a sauvé de la dépression contre laquelle il luttait. On pense à ces géants fragiles qui, tels Townes Van Zandt, Adrianne Lenker, Bon Iver ou Cat Power savent faire d’une classique folk song une exploration de leurs abîmes les plus intimes. Magnifique exutoire de ses tourments, No Hard Feelings est un tournant. Car jamais sa musique n’a semblé si accessible, lumineuse et apaisée. Ici chaque titre est un sommet, où éclate comme jamais le talent de mélodiste et de songwriter de ce guitariste hors pair. Sans renoncer à leur habituelle simplicité, ses nouvelles chansons fourmillent de subtilités et d’idées : éclats de guitare aux mille nuances, entre fickerpicking limpide et déflagrations électriques, chœurs féminins diaphanes, arrangements de cordes et vents délicats ou touches électro impressionnistes…
Accompagné de trois talentueu.ses complices, ce musicien live expérimenté, affichant au compteur plus d’un millier de concerts (1ère partie de Pomme, Clara Ysé, Laura Cahen, Miossec, etc.), insuffle à ses prestations scéniques une intensité bouleversante. Toujours sur la crête, Quentin Sauvé sait sur scène se reconnecter aux émotions à l’origine de ses chansons, pour les habiter de tout son cœur et de toute son âme. Loin de tout faux-semblant, son chant dit toute sa vulnérabilité : y vibrent une douceur et une sincérité irradiantes, mêlant mélancolie et joie salvatrice. Impossible de ne pas être pris aux tripes : on tremble à l’unisson, pris d’un irrésistible frisson.
L’atrium était jadis la pièce centrale qui accueillait les hôtes et les visiteurs, ainsi qu’un lieu de discussions et de débats politiques. ATR!UM regroupe depuis février 2023 Sadbh, Jeanne, Alexis, Elie et Marie : compositeurs.ices et protagonistes d’une histoire musicale et militante. Faits divers ou résultats de nos sociétés malades, les textes d'ATR!UM nous rappellent la mort de George Floyd, les guerres de religions, les féminicides, la suppression ou l’interdiction des droits des femmes, la montée des eaux...
Depuis 2023, ATR!UM sillonne les scènes du grand ouest et d'ailleurs afin de transmettre leur message et leur musique (notamment au Jardin Moderne, festival Transat en ville, festival I’m from Rennes, Pride de Brest, festival Bars en Trans, FIMU de Belfort...). En novembre 2025, iels ont sorti leur premier album Watery Grave, l’occasion pour le groupe de présenter un nouveau live qui met en avant des titres inédits.